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UNICEF : La protection des enfants dans un monde numérique

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Un rapport phare met en lumière les fractures numériques et se penche sur les débats actuels autour des incidences d’Internet et des réseaux sociaux sur la sécurité et le bien-être des enfants.

Bien que les enfants soient très présents sur Internet un internaute sur trois dans le monde est un enfant les mesures prises pour les protéger des périls du monde numérique et accroître leur accès à un contenu en ligne sûr sont bien trop rares, affirme l’UNICEF dans son rapport annuel phare publié ce jour.

Le rapport de l’UNICEF La situation des enfants dans le monde 2017 : Les enfants dans un monde numérique analyse pour la première fois de manière exhaustive la manière dont la technologie numérique affecte la vie des enfants et les possibilités qui s’offrent à eux, identifiant à la fois les dangers et les opportunités.

Il souligne que les gouvernements et le secteur privé ne se sont pas adaptés au rythme des changements, exposant ainsi les enfants à de nouveaux risques et dangers et laissant de côté des millions d’enfants parmi les plus défavorisés.

 « Qu’elle soit utilisée à bon ou à mauvais escient, la technologie numérique fait désormais partie intégrante de nos vies, et ce, de manière irréversible. Dans un monde numérique, notre double défi est d’atténuer les effets nocifs et d’optimiser les avantages d’Internet pour chaque enfant », déclare Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Plus de 60% des jeunes en Afrique n’ont pas accès à internet. Cela veut dire qu’ils n’ont pas accès à certaines sources d’informations, qu’ils ne sont pas exposés à certaines possibilités d’emplois. Malheureusement, il existe encore des grandes inégalités en terme d’accès au numérique. Il faut permettre aux jeunes Ivoiriens et Africains d’accéder aux ressources tout en leur donnant les outils pour se protéger contre les arnaques et l’exploitation en ligne », ajoute Christina de Bruin, représentante adjointe de l’UNICEF en Côte d’Ivoire.

Le rapport explore les avantages que peut offrir la technologie numérique aux enfants les plus défavorisés, et plus particulièrement à ceux qui grandissent dans la pauvreté ou sont touchés par des crises humanitaires : meilleur accès à l’information, développement de compétences utiles dans un environnement de travail numérique et offre d’une plateforme leur permettant d’échanger en ligne et de faire connaître leurs points de vue.

Le rapport montre néanmoins que des millions d’enfants sont laissés pour compte. Dans le monde, environ un tiers des jeunes soit 346 millions de personnes ne sont pas connectés, ce qui accentue les inégalités et réduit la capacité des enfants à prendre part à une économie de plus en plus numérique.

Le rapport souligne, par ailleurs, qu’Internet accroît la vulnérabilité des enfants aux risques et dangers : utilisation de leurs informations personnelles à mauvais escient, accès à des contenus nuisibles et intimidation en ligne, notamment.

Car, comme l’indique le rapport, avec l’omniprésence des dispositifs mobiles, l’accès à Internet de nombreux enfants est moins surveillé et potentiellement plus dangereux.

Sans compter que des réseaux numériques comme l’Internet clandestin et les cryptomonnaies favorisent les pires formes d’exploitation et de maltraitance, y compris la diffusion en ligne de contenus pédopornographiques « sur commande » et la traite.

Le rapport offre des analyses et des données récentes sur l’utilisation d’Internet par les enfants et l’effet de la technologie numérique sur le bien-être des enfants, s’intéressant à des débats croissants sur « l’addiction » au numérique et les possibles effets du temps passé devant un écran sur le développement cérébral.

Autres points mis en avant dans le rapport :

Les jeunes constituent la tranche d’âge la plus connectée. À l’échelle mondiale, 71 % d’entre eux utilisent Internet contre 48 % pour la population totale

Les jeunes Africains sont les moins connectés. Environ trois jeunes sur cinq n’utilisent pas Internet, contre seulement un sur 25 en Europe

Dans un monde où 56 % des sites Internet sont en anglais, beaucoup d’enfants ne peuvent pas accéder à des contenus qu’ils comprennent ou qui sont en rapport avec leur culture.

Cinq pays hébergent à eux seuls plus de 9 sites pédopornographiques sur 10 confirmés à l’échelle mondiale : le Canada, les États-Unis, la France, la Fédération de Russie, et les Pays-Bas

Selon le rapport, seule une action collective de la part des gouvernements, du secteur privé, des organisations de défense des enfants, du milieu universitaire, des familles et des enfants eux-mêmes peut aplanir les disparités d’accès à Internet et rendre l’espace numérique plus accessible et plus sûr.

Parmi les recommandations pratiques qui peuvent contribuer à l’élaboration de politiques plus efficaces et à la mise en place de pratiques commerciales plus responsables bénéficiant aux enfants figurent les suivantes : Offrir à tous les enfants un accès abordable à des ressources en ligne de qualité.

Protéger les enfants des dangers d’Internet y compris la maltraitance, l’exploitation, la traite, l’intimidation et l’exposition à des contenus inappropriés.

Protéger la vie privée et l’identité des enfants en ligne.

Promouvoir l’habileté numérique pour permettre aux enfants de s’informer et de se connecter en toute sécurité

Tirer parti du pouvoir du secteur privé pour faire progresser les normes et les pratiques éthiques qui protègent les enfants et servent leurs intérêts en ligne.

Placer les enfants au cœur de la politique numérique.

« Conçu pour les adultes, Internet est de plus en plus utilisé par les enfants et les jeunes – et la technologie numérique affecte de plus en plus leur vie et leur avenir. Les politiques, pratiques et produits numériques devraient, de ce fait, davantage tenir compte des besoins des enfants, de leurs points de vue et de leur voix », conclut A. Lake.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, partout, afin de construire un monde meilleur pour tous.

SOURCE : Aprnews

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ACTUALITE NATIONALE

Torturé et maltraité, le petit Foua Bi mène une nouvelle vie à la case des enfants

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Torturé et maltraité par son oncle, instituteur bénévole à Tiassalé, le petit Foua Bi Emmanuel mène une nouvelle vie à la « Case blanche » centre d’accueil de la Fondation Children of Africa, à la demande de la présidente, la Première Dame, Dominique Ouattara.

Selon une note d’information transmise, mardi, à l’AIP, admis à «La Case des Enfants » depuis le mois de juin, Emmanuel est régulièrement conduit à l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville où il reçoit des soins. Il est soumis à une batterie d’examens dont l’analyse dentaire qui a révélé que le fiston a entre 4 et 5 ans et non 8 ans comme l’ont relevé des sources.

Selon l’un des éducateurs spécialisés du centre d’accueil, le petit garçon se remet peu-à-peu de son traumatisme psychologique et a retrouvé son univers d’enfants, fait de jeux et de camaraderie. « Il a un esprit vif et une intelligence au-dessus de la moyenne », rapporte-t-il.

Directrice de la Fondation, Nadine Sangaré dit avoir reçu des instructions fermes de Madame Dominique Ouattara. Celles qui induisent la prise en charge médicale de l’enfant et son inscription à l’école comme tous ses autres camarades à partir de l’année prochaine.

L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), repris par plusieurs sites internet, avait révélé les sévices corporels dont était victime Emmanuel. Lacéré pendant plusieurs jours et brûlé au feu à l’aide de la lame d’une machette chauffée à blanc au feu par son oncle, le petit « Manu » a eu son salut grâce à l’intervention des voisins.

Conduit au centre de santé rural du village et ensuite à l’hôpital général de Tiassalé pour les premiers soins, le petit Foua Bi sera hébergé par la Soeur Prao Aline, une religieuse et infirmière à l’hôpital qui a sollicité la Fondation Children Of Africa.

(AIP) bsb/fmo

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Maladies rénales de l’enfant : Des professionnels de la santé et des experts réfléchissent aux solutions

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Le Pr Adonis organise depuis hier jusqu’ à aujourd’hui au Palm club, un deuxième Cours international en néphrologie pédiatrique ou « Teaching course » après celui de 2014.
Le Pr Adonis Koffi Laurence veut exorciser certaines maladies rénales de l’enfant ou la néphrologie pédiatrique en Côte d’Ivoire où en 2008 elle a créé la première unité de néphrologie pédiatrique, puis en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone. Mais pour ne pas être seule face à ce challenge comme elle l’a été de 2000 à 2009, avant de former deux autres Ivoiriens dans cette spécialisation, elle a saisi l’occasion de la célébration de l’anniversaire des 10 ans d’existence de l’Unité de néphrologie pédiatrique du Chu de Yopougon. Dont elle est le chef de service, pour élargir les réflexions autour des réponses adéquates à apporter à cette maladie.

Le Pr Adonis organise depuis hier jusqu’ à aujourd’hui au Palm club, un deuxième Cours international en néphrologie pédiatrique ou « Teaching course » après celui de 2014. Pour ce faire, elle a réuni des pédiatres, des néphrologues et des néphropédiatres, soit 150 professionnels de santé de 8 pays d’Afrique dont Djibouti, Cameroun, Mali, Sénégal, RDC,  et Côte d’Ivoire, avec des experts venus du Benin, de l’Afrique du sud, du Maroc, d’Espagne, de la France et de l’Italie, pour questionner un thème : « Pratique de la néphrologie pédiatrique en Afrique ; écriture de protocole de prise en charge de certaines maladies rénales de l’enfant par le réseau africain francophone de néphrologie pédiatrique. »

Ses ambitions, prouver que cette discipline, pas très connue en Afrique et qui n’est pas enseignée dans les programmes universitaires et postuniversitaires des facultés de médecine, a sa place dans les pays à faibles revenus. Pour ce faire, elle entend accélérer avec son équipe, le développement de cette discipline dans les pays voisins ; mais cela ne saurait se faire sans la solidarité et une organisation scientifique rigoureuse. Le « Teaching course », deuxième édition, vient apporter des débuts de réponses à ces préoccupations. A cet effet, son but est de sensibiliser les praticiens à l’existence des maladies rénales de l’enfant par des formations spécifiques en néphrologie pédiatrique. Ses objectifs sont suffisamment clairs.

Il s’agit de former les médecins généralistes et les pédiatres sur les maladies rénales de l’enfant et de renforcer les capacités des néphro-pédiatres, des urologues, des néphrologues et des chirurgiens pédiatres sur les pathologies rénales de l’enfant, les plus fréquentes dans l’environnement africain. Il faut surtout que les médecins  généralistes sachent diagnostiquer avec des moyens scientifiques certaines maladies de l’enfant pour leur meilleure prise en charge. Ce sont entre autres, l’énurésie de l’enfant (pipi au lit) qui occasionne, au Congo, la fuite des enfants de la cellule familiale vers la rue), l’hypertension artérielle, l’infection urinaire, le syndrome néphrotique, l’insuffisance rénale de l’enfant. Les capacités des équipes infirmières et médicales à la pratique de la dialyse péritonéale et de l’hémodialyse seront renforcées.

SOURCE : AIP

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Lutte contre la traite des enfants: Le personnel du centre d’accueil de Soubré présenté à la Première dame

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Le Premier Centre d’accueil pour Enfants de Soubré devant accueillir les enfants victimes  de traître, d’exploitation et de travail  est prêt.  Mais bien avant son inauguration officielle prévue le jeudi 7 juin  prochain à Soubré,  Madame Mariatou Koné,  Ministre de la famille, de la protection de l’enfant et de la solidarité,  a présenté le personnel  pluridisciplinaire chargé de l’animation de cet établissement spécialisé, à la Première Dame Dominique Ouattara.

La rencontre s’est déroulée le mercredi 30 mai 2018 à la résidence Présidentielle de Cocody, Lors de cette audience, chaque agent a expliqué le menu les tâches qu’ils devront accomplir pour le bon fonctionnement du centre.

Madame Dominique Ouattara, Présidente du Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le  travail des enfants (CNS), a expliqué au personnel ses attentes. La Présidente Fondatrice de Children Of Africa  a surtout  insisté sur la question de la  prise en charge des enfants dans le centre.

«C’est un centre qui me tient particulièrement à cœur ainsi qu’à nos partenaires. La Fondation Children Of Africa a construit et meublé ce centre  afin que les enfants soient dans de bonnes conditions », a-t-elle indiqué au personnel.

Le centre d’accueil pour enfants de Soubré a été construit par la Fondation Children Of Africa. Il est le premier des  trois centres que la Fondation de Madame Dominique Ouattara s’est engagée à construire à Soubré, Bouaké et Ferkessédougou pour offrir aux enfants victimes de traite, d’exploitation et de travail un centre d’accueil  avant leur intégration dans leur famille respective.

Source: Cabinet de la Première Dame

SOURCE : Fratmat.info

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