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Sénégal / la mort d’un étudiant lors de manifestations embrase les universités.

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De violents heurts ont éclaté dans plusieurs villes du Sénégal, mardi 15 mai, après la mort d’un étudiant lors d’une confrontation avec la police sur le campus de l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (UGB). La colère s’est rapidement propagée aux autres universités du pays, notamment à Bambey et Ziguinchor. C’est dans la capitale, Dakar, que les affrontements ont été les plus intenses entre étudiants et forces de l’ordre.

Barrant l’accès à la corniche ouest, l’une des voies principales de la capitale, avec des barricades de fortune composées de troncs, de palettes et de blocs de pierre, des centaines de manifestants armés de bâtons et de barres de fer ont pris à partie les automobilistes, les sommant de faire demi-tour. Plusieurs voitures ont reçu des jets de pierres et au moins un véhicule de la police a été incendié, alors que le campus de l’université Cheikh-Anta-Diop était recouvert de nuages de gaz lacrymogènes.

A Saint-Louis, 18 policiers ont été blessés et des bâtiments saccagés, dont des bureaux de la direction du Centre des œuvres universitaires (Crous) et la maison de Mary Teuw Niane, le ministre de l’enseignement supérieur.

Par voie de communiqué, le gouvernement a déploré le décès de « l’étudiant de 25 ans en licence 2 de lettres modernes », Mouhamadou Fallou Sène, et a présenté « ses condoléances émues à la famille du défunt »,souhaitant « un prompt rétablissement aux blessés ». Le président Macky Sall a promis « de faire toute la lumière et de situer les responsabilités » dans ce drame. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur de la République. Alors que les étudiants de Saint-Louis affirmaient mardi que leur camarade avait été tué par les balles de la police, les résultats de son autopsie se faisaient encore attendre dans la soirée.

Retards dans le paiement des bourses

Si les causes de la mort ne sont pas encore connues, les revendications des étudiants n’ont pas échappé aux autorités. Depuis le début de l’année, ils réclament le versement de leurs bourses d’études (36 000 francs CFA, soit 55 euros). En janvier, l’Etat a lancé une nouvelle plateforme numérique en collaboration avec une banque partenaire afin de moderniser son système de paiement. Mais comme l’admet le gouvernement lui-même, « à ce jour, plusieurs centaines d’étudiants n’ont pu disposer des cartes bancaires requises pour percevoir leurs bourses, sur une population totale de près de 14 000 inscrits à l’UGB ».

Le 27 avril, une rencontre avait eu lieu entre la coordination des étudiants, le gouverneur de la région de Saint-Louis et le directeur du Crous, sans aboutir à une solution. L’absence de consensus entre les parties avait conduit les étudiants à reprendre la contestation, durcissant le ton à l’égard des autorités. Mardi, le recteur de l’UGB avait requis l’intervention des forces de l’ordre afin de « sécuriser les restaurants universitaires », occupés par les étudiants, a-t-il confié dans un communiqué, conduisant à cette « douloureuse circonstance » : la mort de l’étudiant Fallou Sène. « Comment peut-on tirer à balles réelles sur quelqu’un qui n’est armé que de pierres ? », demande, furieux, un étudiant à Dakar.

La Ligue sénégalaise des droits humains, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme et Amnesty International Sénégal ont, dans un communiqué commun, « condamné l’usage excessif de la force par les forces de sécurité ». Les trois ONG ont déploré les « retards récurrents dans le paiement des bourses »« principale cause de la violence dans les universités ». Du côté des enseignants, plusieurs syndicats ont décrété quarante-huit heures de grève, les 16 et 17 mai, pour montrer leur solidarité avec les étudiants sénégalais.

Les deux derniers cas de décès d’étudiants tués au Sénégal lors de confrontations avec les forces de l’ordre remontaient à 2001 et 2014.

 

SOURCE : lemonde.fr

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France / Dans les coulisses de la Fémis, la meilleure école de cinéma française

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Alors que le Festival de Cannes bat son plein, l’école de la Fémis continue de former les cinéastes de demain dans les anciens studios Pathé à Paris. Plongée au cœur d’une école réputée pour sa sélectivité et ses illustres anciens.

C’est un endroit tout symbolique qui accueille à Paris la Femis, la plus grande école de l’audiovisuel et du cinéma de France: les anciens studios Pathé du 18ème arrondissement, où des films comme les Misérables (1957) ou Le mystère de la chambre jaune (1930) ont été tournés. Cette école qui a pris la suite de l’Idhec en 1986, a formé François Ozon (8 femmes), Arnaud Desplechin (Les Fantômes d’Ismaël) ou Julia Ducournau (Grave), et elle est devenue une référence mondiale dans le milieu du septième art. Un graal quasi inaccessible puisque la sélectivité est à la hauteur du prestige: en 2018, parmi les 1333 candidats à avoir tenté leur chance au concours général, 38 ont été admis, soit 2,7% admis seulement. De très maigres promotions qui permettent aux étudiants d’étudier en petits groupes -en moyenne six par filière-, et à l’école d’être à la hauteur de sa réputation en ne choisissant que les meilleurs.

» LIRE AUSSI – Classement des meilleures écoles de cinéma

Et les résultats sont probants: entre septembre 2016 et août 2018, les films des étudiants de la Fémis ont été sélectionnés dans 189 festivals français et internationaux, et obtenus 28 prix. Aujourd’hui, ces 10.000 mètres carrés accueillent chaque année trente à quarante nouveaux élèves autour de 4 plateaux de tournages, 3 salles de projections, 2 auditoriums dédiés au mixage et plusieurs ateliers.

SOURCE: (etudiant.lefigaro.fr)

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USA / À 10 ans, Samira Mehta anime des conférences chez Google

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VIDÉO – Samira Mehta a commencé le code à 6 ans, et à 8 ans, elle commercialisait un jeu pour apprendre aux enfants à coder. Aujourd’hui, elle parcourt la Silicon Valley pour animer des ateliers sur le monde de la tech.

«Kid entrepreneur», «Inventeuse». Sur son profil Instagram, c’est ainsi que Samira Mehta se définit. Sa petite tête bien droite, le regard fier, elle interpelle les internautes de ses yeux malicieux. Du haut de ses 10 ans, la fillette arbore un CV que bien des adultes lui jalouseraient. Initiée au code dès 6 ans, elle s’est désormais frayé une place chez Google, après avoir inventé et commercialisé le jeu de société CoderBunnyz, pour apprendre aux enfants à coder.

SOURCE; (etudiant.lefigaro.fr)

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Luxembourg / Moins de candidats au bac que l’an dernier

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Les élèves des établissements luxembourgeois préparent actuellement leurs examens. Ceux qui passeront le bac sont même dans la dernière ligne droite des révisions, puisque les épreuves débuteront lundi prochain, avec d’abord l’allemand pour la voie classique et des matières de spécialité pour la voie générale.

Cette année, 3 479 candidats sont inscrits pour le bac, soit un peu moins que l’année dernière, lorsqu’ils étaient 3 516. La majorité sont des candidates (55,4%), précise le ministère de l’Éducation nationale. Une courte majorité d’élèves ont choisi la voie générale (1 779 inscrits), les autres ayant choisi la voie classique (1 684), tandis que 16 personnes ont suivi des cours du soir.

Tout est prêt également du côté du ministère. Au total, 198 commissions, regroupant 1 224 membres, se chargeront de corriger et d’évaluer les candidats lors des épreuves écrites, orales et pratiques.

SOURCE: (lessentiel.lu)

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