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Pr. Meliane N’dhazt, DG de l’INFAS: «Nous allons désormais mettre l’accent sur le suivi de l’étudiant au cours de son stage»

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Le premier responsable de l’INFAS parle ici des reformes qui permettront aux étudiants d’être «très performants» à la fin de ses études. Pr Meliane évoque aussi un nouveau statut qui doit permettre à l’école d’aller de l’avant.

Madame la DG, sous quel signe se place la rentrée académique 2018-2019 de l’INFAS qui a débuté ce mercredi 07 février 2018 et qui va s’étendre sur trois jours ?

Nous plaçons cette nouvelle année académique sous le signe de l’excellence comme le recommande la ministre de la Santé, Pr. Raymonde Goudou Cofie  qui veut que nous soyons excellents sur toute la ligne, afin que soient prodigués des soins de qualité par des agents de santé de qualité, excellents à la tâche, par conséquent rapidement opérationnels sur le terrain, après leur formation. C’est certes une exigence institutionnelle, mais il s’agit avant tout d’une exigence de toute la population vivant en Côte d’Ivoire. Comme nous nous inscrivons dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara qui milite en faveur d’une Côte d’Ivoire émergente dans les années à venir, l’INFAS ne peut qu’emprunter le chemin pour accompagner la nation avec des agents de santé qualifiés et excellents.

Durant trois jours, vous avez réuni tout le gotha des spécialistes en charge de la formation dans les différentes écoles de l’INFAS. Quel sort allez-vous réserver au programme d’enseignement basé notamment sur le système LMD (Licence master doctorat) ?

Je ne veux pas m’étendre sur ce système. Mais ce que je retiens globalement, c’est qu’il ne correspond pas totalement à la durée et à notre modèle de formation. Ce qui est important et que nous sommes à même d’utiliser, c’est la «semestrialisation» qui permet de boucler et valider des unités d’enseignements, chaque semestre.  Cela permet un meilleur suivi des étudiants. Ce sur quoi nous comptons désormais mettre l’accent,  c’est surtout l’organisation du suivi de l’étudiant au cours de son stage. Ce stage sera capitalisé en volume horaire. On va donc exiger qu’il y ait un excellent encadrement et un suivi particulier. Avec naturellement des tuteurs de stages. Pour nous, il s’agit d’améliorer davantage la méthodologie d’encadrement de l’étudiant.

Pourquoi ce changement de cap ? Y a-t-il des failles que vous aviez relevées dans l’organisation pratique que vous aviez mise en place jusque-là ? 

Il s’agit d’une architecture internationale ! Tout enseignement universitaire et supérieur passe par cette architecture qui permet une mobilité certaine. Le système LMD que nous utilisons actuellement  est celui adopté par l’Organisation ouest-africaine de la Santé (OAS). En ce qui nous concerne, nous avons effectué une phase pilote qui a réuni l’ensemble des agents de la santé qui ont produit une maquette qui permet d’avoir un enseignement harmonisé. Cependant,  cette phase pilote que nous avons eue à Korhogo montre qu’il y a des failles que nous avons déjà identifiées. Par exemple, on s’est rendu compte que la «vaccinologie» est absente du programme. Or nous sommes tous conscients de l’importance de la vaccination au sein de notre système de santé. Dans deux semaines, nous allons faire la réforme de ce système en réadaptant nos maquettes de formation.

Vous appelez de tous vos vœux un enseignant nouveau et un INFAS nouveau. Pouvez-vous mieux expliquer ce que vous entendez par-là ?

Principalement, au niveau des enseignants, ce que nous allons essayer de revoir, c’est le «statut de l’enseignant de l’INFAS ». Il s’agit globalement de remanier le statut  de l’INFAS en insistant sur le statut des enseignants. C’est vrai qu’on les appelle enseignants, mais à la vérité le statut entant que tel n’existe vraiment pas ! La réforme va donc porter essentiellement sur la constitution de ce corps, tant au niveau de la Fonction publique que de la capacité à l’aptitude pédagogique. Il y a en outre une insuffisance au niveau du suivi de l’étudiant sur le terrain. ce suivi va donc être accompagné par des encadreurs de terrain qui vont augmenter en nombre (superviseurs, enseignants, etc.). On doit mettre aussi l’accent sur l’amélioration des sites de stages. Nous avons proposé de faire des sites de stage de référence, tels que les urgences. C’est pourquoi, il faudra surtout les multiplier à Korhogo, Bouaké, au Chu de Treichville, etc. L’objectif, c’est d’amener les étudiants à être plus performants et efficaces. Par ailleurs nous devrions améliorer les stages communautaires en utilisant les étudiants à bon escient.

Les années précédentes, l’INFAS a connu beaucoup de remous. Les problèmes de bourses notamment ont pesé lourd dans la balance des problèmes. Aujourd’hui, est-ce qu’on peut dire que ces problèmes sont derrière nous ?  

L’INFAS existe parce que les étudiants sont au centre de l’école. Nous sommes conscients qu’il y a des insuffisances, notamment dans la gestion des bourses. Mais cette année, encore plus d’efforts seront fournies pour qu’il n’y ait pas de perturbation. Il y a aussi des conditions de travail assez difficiles pour nos étudiants. Mais cette année, on espère que l’Etat fera de son mieux pour améliorer ces conditions-là, quand bien-même  on est conscient des difficultés que traverse le pays.  Dans tous les cas, nous allons privilégier le dialogue.

Quelle place vous accordez à l’ouverture des antennes dans d’autres villes du pays ?

L’ouverture des antennes constitue une préoccupation dans la politique de décentralisation de l’école. Mais en filigrane,  se pose un certain nombre de problèmes. Notamment celui des ressources humaines. On note en réalité une insuffisance du corps enseignant. C’est la raison pour laquelle la reforme porte sur le statut des enseignants. Il s’agira de savoir ce qu’il convient de faire pour avoir un nombre important de professeurs spécialisés en science infirmière de manière à ce que ce corps soit reconnu. Par ailleurs, il faut faire de la formation continue une cheville ouvrière pour avoir des encadreurs de terrain qui doivent être valorisée, reconnus comme tel et qui participent aux activités de stages et à la formation à l’école. Ils doivent avoir une certaine motivation, même si ce n’est pas en terme financiers. Donc, il y a tout ce processus qu’il convient de mettre en place  pour que toute la chaine des formateurs (directeurs, médecins, surtout infirmiers, sages-femmes et techniciens) soit bien huilée pour une formation de qualité appuyée par une politique efficiente de formation des formateurs.

SOURCE : Fratmat.info

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Éducation-formation: Kandia Camara promet des résultats probants

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Au terme de trois jours de travaux sur la revue conjointe annuelle du secteur de l’éducation- formation, les acteurs du secteur éducatif et leurs partenaires ont présenté les résultats à la ministre Kandia Camara de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

« Je tiens à vous saluer pour les résultats du plan sectoriel qui s’offrent à tous comme le tableau de bord, la boussole censée guider nos pas vers l’amélioration significative de la qualité des produits de notre école », s’est félicitée la ministre Kandia Camara lors de la cérémonie de clôture des travaux sur la revue conjointe annuelle du secteur de l’éducation formation qui s’est déroulée à l’hôtel du Golf, le 13 décembre.

La ministre Kandia Camara s’est dit satisfaite pour « la qualité de la revue sectorielle » qui, selon elle, est prometteuse eu égard à la qualité des réflexions présentées. « Je me réjouis de la pertinence de vos recommandations consensuelles qui constituent des pistes de solutions novatrices. Solutions pour résoudre efficacement les problématiques identifiées dans le rapport de performance 2017. Qui va faciliter la mise en œuvre du plan sectoriel éducation formation 2016-2025, adossé au plan national de développement (Pnd) », a-t-elle ajouté.

Selon elle, la matrice du secteur de l’éducation et de la formation, développée dans le plan sectoriel éducation formation 2016-2025, est en phase avec les orientations stratégiques. « En 2025, la Côte d’Ivoire disposera d’un système éducatif de qualité, équitable et inclusif qui développe des compétences constamment renouvelées et maintenues en synergie avec les besoins de transformation et de la compétitivité de l’économie ainsi que de la capacité d’innovation technologique », a-t-elle conclu.

Selon Mamadou Binaté, coordonnateur des travaux de la revue sectorielle éducation-formation, durant les trois jours, ateliers et exposés, ont meublé cette rencontre. Il s’est agi d’analyser les progrès qui ont été réalisés en 2017, de plancher sur les défis qui restent à relever. Notamment la redynamisation et le renforcement des mécanismes de récupération des enfants hors du système scolaire, la politique de l’école obligatoire et la question de la formation professionnelle.

A l’en croire, les résultats sortis des travaux apporteront et répondront aux réalités actuelles et futures pour une adéquation éducation-formation.

Notons par ailleurs que ce séminaire a été organisé par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et celui de l’enseignement supérieur et de la formation scientifique avec l’appui de leurs partenaires techniques et financiers.

Jean Bavane Kouika

Source: Fratmat

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APFC / Les acteurs de l’Education du Gontougo instruits sur le déroulement des examens blancs 2019

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Le chef de l’Antenne pédagogique et de la formation continue (APFC), Obrou Follou Jérôme, a expliqué mercredi aux acteurs du système éducatif du Gontougo (Nord-Est ivoirien), le dispositif mis en place pour le bon déroulement des examens blancs qui se tiendront du 11 au 13 mars 2019.

Lors d’une séance de travail au Lycée moderne de Bondoukou avec les chefs d’établissements secondaires et enseignants, Obrou Jérôme dont la structure a la charge d’organiser les examens blancs, a indiqué que les épreuves visent à améliorer les résultats des élèves dans la région du Gontougo, au Baccalauréat et au Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Il s’agit également, pour le chef d’Antenne, d’amener les enseignants à exécuter les programmes éducatifs des classes d’examen conformément aux progressions nationales et permettre aux candidats de préparer efficacement les épreuves.

M. Obrou a fait savoir que chaque établissement secondaire public et privé est considéré comme un centre de composition et de correction. Il a souligné que le déroulement des délibérations qui se tiendra du 18 au 05 avril 2019 se fera en trois groupes, notamment les admis avec les mentions, les répéchables avec les spécificités des disciplines et les refusés.

Le chef d’antenne a annoncé que la proclamation des résultats est prévue pour  le 09 avril 2019 dans la matinée et se fera sur toute l’étendue de la direction régionale de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

En 2018, 14 852 candidats dont 10 696 au BEPC et 4 159 au Baccalauréat ont participé aux examens blancs dans le Gontougo avec un taux de réussite respectif de 38, 13% et 37%.

Cette année, neuf collèges se sont ajoutés aux 15 autres existant afin de permettre à un nombre important d’élèves d’être  présents à ces épreuves écrites et orales.

(AIP)

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Lycée moderne d’Agnibilékrou / Renforcement des capacités des professeurs

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Les professeurs du lycée moderne d’Agnibilékrou ont bénéficié mercredi d’une formation sur l’école média, en vue de les aider à exécuter avec succès et dans les délais, les travaux de fin de trimestre.

Le formateur, N’sa Yapi Jean Claude, a, à l’aide d’un ordinateur portable, expliqué aux enseignants le mécanisme d’insertion des notes des évaluations auxquelles les apprenants ont été soumis. La formation a été jugée opportune par les bénéficiaires.

“Nous éprouvons bien des difficultés pour rentrer les notes quand viennent les moments des calculs des moyennes et des différents travaux de fin de trimestre”, ont-ils reconnu.

École média est une plate forme créée par le ministère de l’Education nationale de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (MENET-FP) où sont enregistré les notes des élèves régulièrement inscrits dans les établissements de Côte d’Ivoire.

(AIP)

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