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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Cérémonie d’ouverture du Conseil des Ministre du CAMES

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La cérémonie d’ouverture du Conseil des Ministre du #CAMES a eu lieu ce 31 mai 2018 dans la salle principale du Centre des conférences Ouaga 2000. Elle était Présidée par M. Paul Kaba THIEBA – PKT, Premier Ministre de la République du Burkina Faso. Plusieurs ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de l’espace CAMES, les partenaires, les présidents d’universités et les experts ont pris part à cette cérémonie instructive et riche en sons et en couleurs.

Après la cérémonie, le Conseil des ministres a effectivement débuté dans la salle annexe du Centre des conférences. Présidée par le Prof. Jacques Fame Ndongo, président en exercice du Conseil des Ministres, Ministre de l’enseignement supérieur du Cameroun, cette 35ème session devrait effectivement tabler sur le compte rendu des travaux des experts et les recommandation du colloque sur le CAMES du futur.

 

SOURCE :MESRSCI

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ACTUALITE INTERNATIONALE

Ouaga / Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo : étudiants le jour, vigiles la nuit

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Confrontés à une situation socioéconomique difficile, des étudiants burkinabè allient études et métier de vigile pour joindre les deux bouts. Sidwaya en a fait le constat avec des pensionnaires de l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo. Edifiant !

Etudiant en Master I de Philosophie à l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo, Oumarou Ouédraogo, exerce le métier de vigile, depuis janvier 2015. Juché sur sa moto à réviser ses cours, dans la perspective d’une évaluation, il est « heureux » de nous recevoir, afin d’aborder les conditions de vie et d’études des étudiants burkinabè. Il n’hésite pas à évoquer ses motivations réelles à jongler entre le campus et l’emploi de gardien. « Nous sommes dans un système où non seulement le chevauchement des années académiques dans nos universités est récurrent, mais aussi où les conditions de vie des étudiants sont précaires. De ce fait, je suis obligé d’exercer cette activité, afin de joindre les deux bouts », explique-t-il. Cet étudiant de 26 ans justifie le choix du métier de vigile par son accès facile. Il est possible, renchérit-il, de poursuivre les études tout en faisant du gardiennage. En réalité, certains étudiants sont obligés de « survivre » à la sueur de leur front, car, issus de familles financièrement modestes. Ces pensionnaires trouvent que les bourses, aides ou prêts accordés par le Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) sont non seulement insignifiants par rapport à l’immensité de leurs besoins, mais aussi irréguliers. Etudiant de 1re année de géographie à l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo, Joachim Zinsoni, est vigile depuis janvier 2018, au domicile d’un particulier. « J’exerce ce métier par manque de soutien dans mes études. Je suis parfois traité d’impoli ou de paresseux lorsque je demande du soutien financier à mes parents. Je me suis engagé dans ce métier le jour qu’un oncle m’a mal parlé, alors que j’étais allé lui rendre visite», déplore-t-il. D’autres étudiants comme lui, prétextent aussi le désir d’autonomie et d’indépendance vis-à-vis des parents.

La volonté de bien faire

«L’arrivée à l’Université représente pour moi une période de transition et de responsabilité. A mon âge, je me sens mal à l’aise de demander de l’argent à mes parents. Je suis suffisamment mature et capable de travailler pour me prendre en charge. Je dois maintenant me battre pour être financièrement indépendant», insiste l’étudiant de 1re année en histoire et archéologie à l’Université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo, Karim Samba. Il assure les fonctions de vigile depuis août 2017, dans une structure de la place. A travers cette activité parallèle, nombre d’étudiants arrivent à tirer leur épingle du jeu. Sans ambages, Oumarou Ouédraogo nous dévoile des projets réalisés grâce à ce métier. « Grâce au gardiennage, je me suis procuré un moyen de déplacement d’une valeur de 800 000 francs CFA. Je suis en train d’épargner les frais de laboratoire pour le Master II qui coûtent 300 000 francs CFA», se réjouit-t-il. Le métier de vigile, ajoute-t-il, haut et fort, lui a permis de tenir et d’obtenir sa licence en philosophie. Quant à Joachim Zinsoni, il indique avoir créé une ferme porcine et une agence de transfert d’argent. « Je compte devenir un éleveur. Je ferai des économies pour me former à l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) », ambitionne-t-il. Les étudiantes-vigiles ne sont pas en reste. Elles arrivent aussi à tirer leur épingle du jeu. C’est le moins que l’on puisse dire de cette étudiante de 3e année en Sciences de la vie et de la terre (SVT), qui a requis l’anonymat. Dans le métier depuis 2014, elle s’accroche comme elle peut. Selon ses dires, elle a pu s’acheter un terrain non-loti d’une valeur de 450 000 francs CFA dans un quartier de Ouagadougou et y a bâti une maisonnette en dur de dix tôles. « L’université de Ouaga I est un autre monde où chacun doit se battre pour s’en sortir. Je pense que ce métier n’est pas dédié seulement aux hommes. N’importe quel métier peut être exercé par une femme pourvu qu’elle ait la volonté et la détermination. Néanmoins, c’est un métier à risque pour les femmes, en ce sens qu’elles peuvent être victimes de viol. C’est pourquoi, elles sont généralement engagées pour la journée», dit-elle. Bien qu’études et gardiennage ne semblent « pas aller de pair », les étudiants concernés trouvent le juste milieu. Ils arrivent à concilier le métier avec les études, en établissant un emploi du temps privilégiant le travail de nuit. Toute chose qui leur permet de jongler entre l’Université Ouaga I et leurs lieux de travail. « C’est difficile, mais tout réside dans la volonté et la détermination. Un étudiant n’est pas obligé d’être tout temps dans les amphis pour valider ses sessions annuelles. La preuve est que je n’ai pas encore de crédits dans mes sessions », raconte Oumarou Ouédraogo. Toutefois, certains étudiants sont obligés de sacrifier par moment leurs études. Inscrit en 2e année de Biologie à l’Université Ouaga I, Benoît Sawadogo, fut vigile de mai 2013 à mai 2014. Il a déjà raté des sessions (S1 et S2) à cause du vol d’un ordinateur portable à son lieu de service. « Avec la fatigue, je me suis endormi vers 2 heures du matin. Le lendemain,
les techniciennes de surface m’ont fait cas du vol d’un ordinateur portable.
Ainsi, j’ai été auditionné par les juges du Tribunal de grande instance (TGI)
de Ouagadougou », rapporte-t-il.

« Mon séjour à la MACO… »

Un procès a été ensuite intenté contre lui, mais il a été relaxé, faute d’éléments à charge. Pour la circonstance, dit-il, le procureur l’a suggéré de changer d’activité parallèle, en ce sens que le métier de vigile l’empêche de dormir et de bosser. « Ce problème a été un coup dur pour mes études, parce que je n’arrive plus à m’en sortir. Si je me concentrais sur mes études, je n’allais pas avoir de problème de sessions. Malgré mon acquittement, mon séjour de trois semaines à la MACO a tout bouleversé dans mes études», regrette-t-il, les larmes aux yeux. De ce fait, il invite les étudiants-vigiles à abandonner le métier, parce qu’il exige plus de temps de repos pendant la journée. Pour lui, le métier de vigile « traumatise » par manque de sommeil. Depuis lors, M. Sawadogo s’est converti en répétiteur de cours à domicile, en attendant de décrocher un concours de la Fonction publique. Certes, le métier permet aux étudiants de subvenir à leurs besoins, en dépit des risques y afférents, mais il est très mal perçu dans le milieu estudiantin. Sur ce point, les avis sont partagés. A écouter certains étudiants, ils sont obligés de se « cacher » pour exercer le métier. « Mes camarades trouvent que le métier de vigile est une activité sans niveau et sans diplôme. Ce dénigrement fait que je porte rarement ma tenue de travail, de peur d’être humilié ou ridiculisé. Etre étudiant et vigile, c’est déplorable. Mais, nous n’avons pas le choix », mentionne l’étudiant Kossi Sia, avec un visage crispé. Par contre, d’autres étudiants l’exercent sans gêne pour atteindre leur but. Oumarou Ouédraogo est de ceux-là. « C’est une activité provisoire. Je l’exerce avec fierté, parce qu’elle me permet de financer mes études, peu importe ce que les autres diront», déclare-t-il. Même s’ils comprennent la situation de précarité dans laquelle se trouvent leurs camarades, certains étudiants estiment qu’ils doivent accorder la priorité à leurs études, afin d’obtenir leurs diplômes et de décrocher un emploi décent, plutôt que de se contenter des « miettes ». C’est le cas de l’étudiant en 1re année en électrotechnique à l’Institut supérieur de technologie (IST), Abdoulaye Traoré, qui invite ses camarades à ne pas se consacrer entièrement à cette activité « sans avenir ».

Des salaires de misère

«Ce métier ne doit en aucun cas empiéter sur l’assiduité aux cours et la réussite aux sessions », ajoute-t-il. Les étudiants-vigiles disent être mal payés et parfois déployés sur des sites dangereux, sans une bonne formation et quelquefois sans armes de protection. Aux dires de certains d’entre eux, les salaires varient entre 35 000 et 50 000 francs CFA par mois, alors que les sociétés de gardiennage empochent des sommes « faramineuses ». En plus de ces « salaires de misère », certains étudiants confient être parfois victimes de coupures pour absence, retards ou somnolence, pour des montants variant entre 2 000 et 10 000 francs CFA. Mais le plus à plaindre pour les étudiants-vigiles, c’est l’état actuel d’insécurité, qui souhaitent par ailleurs une amélioration des conditions de vie et d’études sur le campus. Ils espèrent, entre autres, des autorités politiques et universitaires, l’augmentation du FONER, la revue du système Licence-master-doctorat (LMD) et la création des activités parallèles propres aux élèves et étudiants. Pour s’imprégner davantage des conditions de travail des étudiants-vigiles, nous avons tenté en vain de rencontrer certains responsables de services de sécurité. Nos multiples sollicitations sont restées sans suite.

Emil SEGDA

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ACTUALITE NATIONALE

Université de Bouaké: Les agents de la police universitaire prennent d’assaut la préfecture

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Les éléments de la police universitaire de Bouaké qui observent un arrêt de travail depuis le 4 juillet 2018, ont pris d’assaut la cour de la préfecture de la région de Gbêkê ce lundi 13 août, pour se faire entendre auprès des plus hautes autorités de ville.

Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire, entre autres messages, « Police universitaire: une jeunesse exploitée depuis 5 ans », « Police universitaire: 5 ans sans salaire », « Police universitaire: Quelle est la valeur de nos diplômes ? », etc.

Saisi de ce dossier depuis longtemps, puisque ce n’est pas la première fois qu’il les reçoit, Vakaba Koné, nouvellement nommé préfet du département de Tiapoum, ex-secrétaire général 1 de la préfecture de Bouaké, a rencontré les manifestants pour les entendre.

L’ex-secrétaire général 1 de Bouaké, dans ses nouveaux habits de préfet, a tenu à les féliciter pour la discipline adoptée. «Soyez toujours disciplinés dans votre démarche. N’ayez pas des comportements fescistes qui va conduire à votre perte», conseille-t-il.

Diézon Kmondé Dézhat, agent de la police universitaire de Bouaké, par ailleurs porte-parole national de la police universitaire de Côte d’Ivoire, a dit à l’autorité préfectorale que depuis leur dernière rencontre leur situation n’a pas évolué.

«Nous n’avons aucun statut. Hormis les primes que nous percevons, nous n’avons jamais perçu de salaire, depuis 5 ans que nous exerçons au sein de la police universitaire. Encore moins, être déclarés à la Cnps», déplore-t-il. Conséquence, «nombreux d’entre nous sont menacés d’expulsion quand ils ne sont pas carrément expulsés», révèle-t-il.

Vakaba Koné qui avait porté la situation de la police universitaire à la connaissance de Siaka Ouattara, secrétaire d’Etat chargé du Service civique, en mission récemment à Bouaké, l’a joint séance tenante. Le ministre a rassuré les grévistes qu’il a lui-même pris le dossier en main.

Notons que c’est en 2013, à l’initiative de Cissé Bakongo, alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, que cette police universitaire a été créée. Elle compte à ce jour près de 600 éléments répartis dans toutes les universités publiques de Côte d’Ivoire.

L’Université Alassane Ouattara compte 113 éléments dont une quinzaine de jeunes filles. Ils sont tous des étudiants avec des masters dans diverses disciplines, des doctorants…

«Avec de tels niveaux d’études, on ne doit pas vous traiter comme des moins que rien», s’offusque le nouveau préfet de Tiapoum, Vakaba Koné.

Cette police a pour mission de sécuriser les biens et les personnes, de maintenir l’ordre, de prévenir les conflits… sur l’espace universitaire.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL

Source: Fratmat

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ACTUALITE NATIONALE

Examen BTS 2018 / Télécharger votre convocation ici -!

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CONSULTER ET TELECHARGER VOTRE CONVOCATION BTS 2018

Les épreuves orales se dérouleront du lundi 27 août au samedi 1er septembre 2018, les épreuves écrites du lundi 03 septembre au samedi 08 septembre et les épreuves pratiques du lundi 10 septembre au samedi 28 septembre.

 

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