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Burkina Faso / CAMES : Roch Kaboré élevé à la dignité de Grand-Croix

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Le jubilé d’or du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur a eu lieu du 25 au 31 mai 2018, dans la capitale burkinabè. Il a été marqué par l’élévation à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des palmes académiques du CAMES, du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 1er juin 2018.

Roch Marc Christian Kaboré est entré dans le cercle des personnalités administratives et politiques qui ont concouru au développement des systèmes d’éducation de qualité sur le continent africain. Une reconnaissance marquée par son élévation à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (OIPA/CAMES). La cérémonie de distinction a eu lieu au lendemain du jubilé d’or du CAMES, soit le 1er juin 2018. C’était en présence des chefs d’Etat du Tchad, Idriss Deby Itno, du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, de la Guinée, Pr Alpha Condé, du Sénégal, Macky Sall et le ministre camerounais de l’Enseignement supérieur, Pr Jacques Famé Ndongo, représentant le président Paul Biya. Parmi les actions menées ou à réaliser qui lui ont valu cette distinction, la place de l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Ainsi, le Conseil des ministres du CAMES par la voix du grand chancelier, Pr Bertrand Mbatchi, par ailleurs secrétaire général du CAMES a noté, entre autres, la construction d’un amphithéâtre de 700 places réceptionné à l’Institut des sciences (IDS), le démarrage des travaux de construction d’un amphithéâtre de 750 places à Ouaga 2, la construction et la réception de 7 bâtiments pédagogiques, 4 laboratoires du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) en construction, la construction d’une bibliothèque en R+4, la construction d’un restaurant universitaire de 300 places, de cinq cités universitaires en mode Partenariat public privé (PPP), l’apurement à hauteur de 2 milliards en 2016 de la dette du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), le bitumage à l’UO2 de la voie reliant la Nationale n°4. «Mon admission à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des palmes académiques du CAMES est une reconnaissance au peuple et au gouvernement burkinabè, pour l’ensemble des efforts de la nation dans la promotion de l’éducation en général et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en particulier», a dit le président du Faso.
Pour lui, l’état des lieux du système éducatif burkinabè, à l’instar de celui des autres pays-membres du CAMES doit interpeller tous les acteurs sur la nécessité de relever les défis de la professionnalisation des filières d’enseignement et l’amélioration de l’adéquation formation-emploi. Selon le président, Roch Marc Christian Kaboré, le volet recherche a besoin davantage de coordination, d’infrastructures et d’équipements, de sécurisation foncière par endroits et de valorisation des résultats. «Au Burkina Faso, le PNDES, 2016-2020 a mis la formation du capital humain au centre des priorités nationales. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation apparaît alors dans le dispositif comme le creuset et le moteur d’un système générateur de cadres compétents, porteurs d’innovations pour stimuler le développement économique et technologique au Burkina Faso», a soutenu M. Kaboré.

Rencontre tous les 3 ans

Les activités du cinquantenaire ont été marquées par la signature d’une déclaration de huit points dite de Ouagadougou par les chefs d’Etat présents à cette rencontre. Les chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à soutenir le CAMES, instrument de solidarité, de coordination et d’harmonisation de politiques d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, félicité le CAMES pour le travail remarquable opéré dans la construction d’un espace d’enseignement et de recherche compétitif et performant, institué une rencontre périodique des chefs d’Etat et de gouvernement tous les 3 ans pour raffermir les liens entre Etats-membres en rapport avec les problématiques d’enseignement, de recherche et d’innovation. En outre, ils ont décidé de soutenir le CAMES à travers son appartenance aux institutions d’enseignement et de recherche aussi bien au niveau de l’Union africaine(UA) qu’à l’échelle internationale, d’engager leurs Etats à renforcer l’autonomie financière du CAMES par l’acquittement régulier des cotisations et un plaidoyer pour l’apurement des arriérés, de réaffirmer leur volonté de doter leurs pays d’un enseignement supérieur et d’une recherche au service du développement, à la hauteur de leurs ambitions à travers un investissement massif. Les présidents ont encouragé le CAMES dans son engagement envers les principes relatifs à l’assurance qualité dans toutes les pratiques de l’enseignement supérieur en conformité avec le 4e objectif du développement durable adopté par l’agenda 2030 des Nations unies et en conformité avec l’agenda 2063 de l’UA et la Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique (CESA 2016-2025) et ont affirmé leur détermination pour le développement du numérique comme outil de transformation de la société à travers son utilisation intelligente en pédagogie.

Gaspard BAYALA

Conditions d’attribution de la dignité de Grand-Croix

Les propositions d’attribution des distinctions émanent des organismes universitaires nationaux des pays- membres du CAMES. Ces propositions sont ensuite analysées par le Conseil de l’Ordre qui vérifie le respect des critères. Ces derniers sont principalement d’ordres académiques : les responsabilités administratives exercées dans les systèmes nationaux d’enseignement et de recherches des pays-membres du CAMES, la qualité et le nombre des publications scientifiques réalisées, etc. Enfin, c’est le Conseil des ministres du CAMES qui décide des nominations. Les distinctions sont remises par le grand chancelier lors de cérémonies officielles organisées en collaboration avec les ministères chargés de l’enseignement supérieur des pays concernés.

SOURCE : Sidwaya

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Côte d’Ivoire / Une feuille de route remise aux encadreurs des clubs des élèves amis de la Chine

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Le président du Réseau des enseignants ivoiriens amis de la Chine (REIAC), Christ Henri Aymet Yoro Loua, a remis mercredi à Abidjan, une feuille de route aux encadreurs de ces clubs pour optimiser leurs compétences en formalisant et en uniformisant les contenus des enseignements chinois.

« La feuille de route est un support et un guide qui serviront de repère de suivi pour les encadreurs des clubs et la Coordination nationale des clubs des élèves amis de la Chine dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs du REIAC qui consistent à participer à la vulgarisation de la langue et la culture chinoises dans les établissements scolaires de Côte d’Ivoire », a expliqué le président du REIAC.

Christ Yoro Loua s’exprimait au terme de l’atelier de renforcement des capacités des encadreurs des clubs des élèves des amis de la Chine présidé par le proviseur du Lycée Sainte Marie de Cocody, Marie Christ Allou.

Pour M. Yoro, cet atelier était d’une nécessité pour que tous les encadreurs s’approprient l’orientation et la vision de la Coordination nationale pour la bonne marche des clubs des élèves amis de la Chine. Selon lui, face la demande croissante des établissements à créer leurs clubs, il demeure important et nécessaire d’élaborer un cahier des charges pour mieux orienter et évaluer les activités des différents clubs des élèves amis de la Chine.

Le président du REIAC a insisté par ailleurs sur la nécessité des chefs des établissements secondaires de participer à la vie des clubs et à créer les conditions pour que leurs établissements soient véritablement engagés dans la mise sur pied d’un club des élèves amis de la Chine.

Au nom des participants, le coordonnateur régional du REIAC de Yamoussoukro, Jean François Lida, a salué la tenue de cette formation qui a permis de rédiger le calendrier des activités des clubs des élèves amis de la Chine en Côte d’Ivoire tout en remerciant les autorités chinoises pour leur soutien.

Les encadreurs des clubs proviennent de huit clubs issus des établissements, à savoir le Lycée Sainte Marie de Cocody, le Lycée des Jeunes filles de Yopougon, le Lycée Alassane Ouattara d’Anyama, le Lycée municipal de Port-Bouët, le Lycée mixte 2 de Yamoussoukro, le Lycée moderne de Cocody, le collège K.L Djedri de Yamoussoukro et l’Ecole Militaire Préparatoire et Technique (EMPT) de Bingerville.

(AIP)

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BAD / Akinwumi Adesina : “L’Afrique doit s’investir dans les sciences” (Interview)

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En marge du lancement, à Ottawa, d’une initiative de financement des infrastructures en Afrique avec le secteur privé, le président de la Banque africaine du développement (BAD), le Nigérian Akinwumi Adesina, a plaidé pour un accroissement des investissements dans la recherche scientifique et le développement des technologies sur le continent. Dans une interview à SciDev.Net, le président de la BAD a estimé que la part du PIB africain consacrée à la science est extrêmement faible, soit moins de 1%. Il se dit convaincu qu’un appui à la recherche permettrait de doper des secteurs de développement en Afrique.

Peut-on vraiment développer le continent africain sans recourir à la science ?

Les choses vont très vite dans le monde, aujourd’hui. On est dans la phase de l’industrialisation, la quatrième industrialisation et cela s’accompagne du développement des infrastructures numériques, avec une grande ampleur. Aujourd’hui, les gens parlent des voitures autonomes et de biotechnologies.

Il y a plusieurs choses qui changent très vite, donc il faut que l’Afrique accroisse les investissements dans la science et les technologies et surtout dans les sciences de l’information et de la communication, ainsi que les télécommunications. Si vous prenez par exemple, le pourcentage du PIB que nous investissons dans le secteur de la recherche en Afrique, c’est très faible, c’est moins de 1% du PIB.

Si vous prenez tous les pays développés, ils investissent plus de 3%, voire 4% dans la recherche et développement ; donc il faut augmenter les ressources à investir dans la science et les technologies. Et deuxièmement en ce qui concerne les révolutions de l’information et de la communication en Afrique, à la Banque africaine de développement , nous consentons beaucoup d’investissements dans la construction de fibres optiques partout en Afrique, pour pouvoir diminuer les coûts d’accès à l’internet, ce qui est très important dans le marché du commerce électronique et dans ce que nous appelons en anglais la FinTech (utilisation des technologies innovantes dans les services financiers) ; ça c’est très important.

Si vous prenez aussi le cas de l’agriculture, la BAD vient de lancer une initiative avec la Fondation Bill et Melinda Gates, l’Alliance pour la Révolution verte en Afrique (AGRA) et la Banque mondiale que nous appelons technologies pour la transformation de l’agriculture pour l’Afrique.

En quoi cela consiste-t-il ?

Il s’agit d’une initiative avec un investissement de 1 milliard de dollars [569 milliards de Francs CFA à l’heure de la publication de cet article, NDLR] pour rendre toutes les technologies agricoles disponibles aux millions de paysans en Afrique. Cette initiative va vulgariser les technologies agricoles auprès de 45 millions de paysans en Afrique.

Aujourd’hui, l’Afrique a toutes les technologies nécessaires pour avoir sa révolution verte, mais ce qui nous manque, ce sont les ressources pour pouvoir être sûrs que le paysan dispose de la technologie, qu’on développe aussi les secteurs agricoles de façon globale en misant sur l’agro-industrialisation qui donne au paysan un accès au marché et pour lui donner les incitations afin d’utiliser les technologies.

Donc, en gros, les technologies sont très importantes, pas seulement dans le secteur agricole, mais également dans le secteur énergétique, par exemple et notamment en ce qui concerne les énergies renouvelables. Vous prenez le solaire aujourd’hui, nous faisons beaucoup d’investissements dans cette technologie.

Et tout ceci passe certainement par le soutien à la recherche, mais on voit que c’est encore un problème sur le continent africain et les milieux de la recherche sont encore insuffisamment soutenus. Que fait la BAD à ce sujet ?

Cela nous préoccupe absolument. Vous avez raison, parce qu’en ce qui concerne l’investissement dans la recherche universitaire, c’est très important et nous faisons déjà des investissements pour avoir des centres d’excellence de recherche dans les différentes universités en Afrique.

Je prends en exemple ce que nous avons fait au Rwanda, où nous avons investi dans un institut de technologies, le College of Science and Technology, anciennement Kigali Institute of Science and Technology, qui aujourd’hui forme des Africains très compétents dans les secteurs de l’information, des communications et des technologies. Pour nous à la BAD, on a compris que l’éducation est très importante pour l’avenir de l’Afrique.
Vous savez très bien que l’enjeu du changement climatique est horizontal et préoccupe tous les pays. Au regard des réalités en Afrique, comment voyez-vous les choses ?

Aujourd’hui, on a un grand problème en ce qui concerne l’adaptation aux émissions de gaz à effet de serre. Il y a beaucoup de sécheresse en Afrique, il y a aussi beaucoup d’inondations. Mais l’Afrique ne peut pas continuer comme cela. Il faut des ressources pour soutenir les pays africains pour s’adapter à l’impact des changements climatiques.
Comment dégager ces ressources ?

Qu’est-ce que nous faisons à la BAD? Déjà nous avons triplé notre investissement en ce qui concerne le financement sur le climat. D’abord, d’ici 2020, le financement dans le secteur du climat couvrira 40% de tous nos investissements en Afrique. Ensuite, si vous prenez les énergies renouvelables quand j’ai été élu président de la BAD il y a 3 ans, la part des énergies renouvelables dans nos investissements dans le domaine de l’énergie était de 14%. Il y a deux ans, nous avons fait monter ce chiffre à 74%.

L’année passée, nous avons fait 100% et tous nos investissements dans le secteur énergétique ont porté sur les énergies renouvelables. Cela signifie qu’aujourd’hui la BAD prend le leadership dans le secteur de l’énergie renouvelable pour l’Afrique. Et pour terminer, je peux dire qu’il y a le financement qui vient pour l’adaptation au changement climatique. Mais l’Afrique aujourd’hui ne reçoit que 4% du financement. En gros, ce n’est pas suffisant. Donc, la BAD va continuer à accélérer l’investissement sur l’adaptation pour l’énergie, pour aider les pays africains.
Il y a sûrement des projets majeurs qui engagent des chercheurs, et donc le milieu scientifique ?

Aujourd’hui, la BAD a lancé une initiative pour transformer le désert en énergie. Dans les zones du Sahel, on va construire, une potentialité d’énergie solaire de 10.000 mégawatts. A échéance, il y aura de l’éclairage dans toutes les zones du Sahel et cela va contribuer à diminuer le niveau d’exode rural vers les zones urbaines ; cela va aussi créer beaucoup d’emplois et renforcer l’agriculture, avec des panneaux solaires pour l’irrigation dans toutes les zones du Sahel et changer beaucoup de choses dans la région. Donc on est en partenariat avec Africa 50 sur cette initiative, on est aussi en partenariat avec le Groupe Mariner. Nous profitons donc d’une initiative de titrisation synthétique [1] avec le privé pour pouvoir débloquer plus de ressources afin de réaliser nos objectifs.

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2e édition du concours « Challenge Startupper de l’année » / « Challenge Startupper de l’année 2018 » : 180 candidats de 60 pays en lice

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Damien Ricour Dumas, directeur général de Total Côte d’Ivoire, a indiqué que  pour ce concours, trois projets seront évalués au regard de trois critères. A savoir, le caractère innovant, l’impact social et sociétal et la faisabilité et le potentiel de développement.

« Challenge Startupper de l’année 2018 » : 180 candidats de 60 pays en lice

 Le lancement de la 2e édition du concours « Challenge Startupper de l’année » initié par Total Côte d’Ivoire a eu lieu, le 8 octobre, dans les locaux de l’entreprise à Abidjan Marcory Zone 3, en présence de la presse. Génie créateur, innovation et mise en application des Tic sont au cœur de ce concours au profit de la jeunesse dans le cadre de la politique de Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) de l’enseigne française qui soutient l’émergence de l’Afrique.

Le « Challenge Startupper » est un concours qui vise à soutenir et à récompenser les jeunes entrepreneurs locaux ayant un projet ou une entreprise créée depuis moins de 2 ans, quel que soit le secteur d’activité.

Damien Ricour Dumas, directeur général de Total Côte d’Ivoire, a indiqué que  pour ce concours, trois projets seront évalués au regard de trois critères. A savoir, le caractère innovant, l’impact social et sociétal et la faisabilité et le potentiel de développement. Il a fait savoir que pour cette édition, ce sont 60 pays, dont 3 représentants par pays, qui vont concourir. « Chaque gagnant remportera le label de Startupper de l’année et bénéficiera d’une aide financière de 16 millions de FCfa, d’un accompagnement professionnel et d’une campagne de communication pour donner de la visibilité à son projet », a-t-il informé.

Damien Ricour Dumas a souligné que la nouveauté de cette année, c’est l’attribution d’un label « Coup de cœur féminin » par pays pour soutenir les femmes entrepreneurs. « Le grand jury se réunira, dans un second temps, pour sélectionner trois grands gagnants pour le continent parmi les vainqueurs de chaque pays », a-t-il dit.  Avant d’ajouter: « Au-delà d’un challenge entrepreneurial, le challenge Startupper de cette année réaffirme notre volonté de soutenir le développement socio-économique des pays dans lesquels le groupe est implanté à travers le monde. Il contribue localement au renforcement du tissu social, à travers l’appui apporté aux entreprises les plus innovantes dans la réalisation de leur projet ».

Notons que les lauréats de la première édition, Caroline Hien pour le projet Carol’s Confiture, N’Guessan Jean Raymond pour le projet E-Soukou et Marie Stéphanie Quoioh pour le projet Archimed étaient présents.

RC

Source: Fratmat

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