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EMPLOI & JEUNESSE

Agence Emploi Jeunes: Alors que promesse leur avait été faite d’être réintégrés, les 80 agents finalement remerciés

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Désabusés, les agents rompent la trêve sociale. Une manifestation prévue ce jeudi devant l’Agence.Ce sont plus de quatre mois de concertations infructueuses qui auront eu raison des 80 agents et fonctionnaires licenciés de l’Agence Emploi Jeunes(AEJ). Les négociations engagées entre les agents déflatés et leur ministère de tutelle par l’entremise de personnes ou structures ressources (fonction publique, chefferie traditionnelle, droits de l’homme, guides religieux) sont restées lettre morte face aux assurances données par la tutelle quant à un retour desdits agents. Etait-ce une stratégie savamment préparée pour endormir sa victime avant de lui porter l’ultime coup ?

 Cela en a tout l’air au regard de la déclaration délivrée par le secrétaire général (SG) du SYNATAEJ annonçant la rupture de la trêve sociale. Message délivré ce mercredi 10 janvier 2018 à Yopougon en présence du porte-parole de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire.
Le sort des 80 agents du personnel de l’AEJ qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive semble résolument scellé. Ces derniers abasourdis et en colère après que des indemnités dérisoires leur soient versées via leurs comptes bancaires, ont réagi pour condamner ce qu’ils qualifient comme étant une « forfaiture » orchestrée par la tutelle (ministère) : « Nous avons à dessein joué la carte du mutisme pour laisser le droit et la justice s’exprimer car nous estimons que nous sommes dans un état de droit. La revendication légitime de la prime, consacrée comme un droit acquis en faveur du personnel nous a coûté la sanction extrême matérialisée par le licenciement de 80 agents dans une structure qui est non seulement étatique mais qui a pour rôle principal la lutte contre le chômage. » A affirmé M Tchimou Obou Raphael , le SG du SYNATAEJ  qui a déploré l’intransigeance du ministre Sidi Touré malgré l’intervention de structures étatiques telles que la Fonction Publique, le conseil national du dialogue social (CNDS) la commission nationale des droits de l’homme(CNDH) , les guides religieux et la chefferie traditionnelle et religieuse.
 Pis , ce sont des agents qui se sont retrouvés avec des indemnités calculées sur une base dont seul l’Agence détient le secret, avec des sommes dérisoires : «la liquidation inique des droits tournant en moyenne autour de 300 000 FCFA pour des travailleurs de 10 à 20 ans de service taxés de faute lourde. » A ajouté M Tchimou qui a par ailleurs déploré « le recrutement d’une quarantaine de personnes pour remplacer les agents qui se meurent. »
En effet, une visite effectuée chez certains laissent à désirer : certains déflatés et leurs familles, sous la pression d’expulsions, ont été obligés de déménager pour aller vivre dans des pièces plus réduites communément appelées ‘’entrer coucher’’, de véritables calvaires. Et pour couronner le tout, certains cadres (fonctionnaires) ont été affectés dans des Directions Régionales reculées de leurs lieux initiaux de travail. Touba, Tingrela et Bouna , sont certaines de ces localités devenues désormais leurs lieux d’affectation . Décisions imputées selon le syndicat au ministère et qui semble être celles d’une punition.
« A la limite, qu’il nous conduise en conseil de discipline comme le recommande la procédure disciplinaire inscrite dans nos textes de lois ; s’est offusqué le responsable du syndicat qui a lancé un appel « à la solidarité intersyndicale pour barrer la route à cette forfaiture. »
Même son de cloche du côté l’intersyndicale. Condamnant ce qu’il qualifie d’ignoble, le porte-parole de l’IFCI (intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire), M Jean Yves Abonga a affirmé que ladite décision constitue « une violation des droits des travailleurs » ; déplorant l’absence totale en cas de « faute lourde », d’une comparution des mis en cause en conseil de discipline. Mais mieux, a -t-il ajouté, « une conciliation entamée avec l’administration et conformément à l’esprit de la trêve sociale avec le gouvernement était en cours lorsque certains agents ont reçu leurs droits par virement bancaire calculés sur le motif de la faute lourde ». Décision qualifiée « d’entrave très grave pour la liberté syndicale en Côte d’Ivoire ! » Chose que le porte-parole dénonce et affirme que la constitution ivoirienne en donne le plein droit.
Outre, le SYNATAEJ  a lancé un appel pour un «arrêt de travail et une mobilisation » à compter de ce jeudi 11 janvier 2018 à partir de 7h00 devant la direction de l’Agence Emploi Jeunes.
Résultant de la fusion de plusieurs structures dont l’Agepe (‘Agence d’Etudes et de promotion de l’Emploi), le FNJ (fonds national de la jeunesse), le FIDEN (Fonds Ivoirien pour le Développement de l’Entreprise Nationale), l’AEJ a été mise en place en 2015 comme guichet unique afin de résorber la problématique de l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire.

SOURCE : koaci.com

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Adéquation formation-emploi : Des professionnels s’impliquent dans la formation des jeunes

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Une plateforme collaborative a été récemment présentée pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

L’Association des professionnels des ressources humaines en Côte d’Ivoire (Aprh-Ci), l’Association des acheteurs et dirigeants achats et logistique de Côte d’Ivoire (Adal-Ci), le club des Directeurs des systèmes d’information (Dsi) et l’Association professionnelle des comptables et financiers de Côte d’Ivoire (Apcf-Ci) ont décidé d’unir leurs forces. Et ce, dans un cadre collaboratif avec l’Atlantique international business school (Aibs) à Abidjan pour offrir des formations spécialisées à la jeunesse ivoirienne.

Lors de la conférence de présentation, à Cocody-Danga, Fousseny Koné, le manager d’Aibs, a indiqué « face à la problématique de l’employabilité des jeunes, nous avons mis en place quatre modules de formation en licence, en collaboration avec des professionnels pour répondre aux besoins réels des entreprises locales. Et le système est basé sur l’alternance entre l’école et les stages en entreprise ». Avant d’ajouter: « lorsqu’une formation est parrainée par des organisations professionnelles ci-dessus indiquées, il va s’en dire que les étudiants qui en sortent sont bien formés dans leurs domaines ».

Mamadou Naon, président du club Dsi, lui, affirme que « ce partenariat est une approche originale. Dans la mesure où nous participons au recrutement des étudiants, leur formation et allons jusqu’à concevoir les curricula ».

Quant au président de l’Aprh-Ci, Alhouceine Sylla, il fait savoir que « l’objectif est que les apprenants qui sortent de l’école soit aussitôt opérationnels et des ressources humaines de qualité dont les entreprises ont réellement besoin ».

Cette plateforme, faut-il le souligner, vient pour apporter un plus à la formation et l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Le Pdg d’Aibs a saisi cette occasion pour dire qu’il est en cours de négociations avec un établissement financier de la place pour octroyer des prêts à des conditions avantageuses à la formation de la jeunesse ivoirienne.

GUY-ASSANE YAPY

Source : Fratmat

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Insertion professionnelle : L’Agence emploi jeunes peaufine sa stratégie avec des experts français

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Une importante rencontre s’est tenue dans le cadre de la composante Emploi du Contrat de désendettement et de développement (C2d).

Insertion professionnelle : L’Agence emploi jeunes peaufine sa stratégie avec des experts français

Les deuxièmes travaux du Comité de coordination et de pilotage du Projet C2d emploi jeunes ont eu lieu le 11 décembre à Seen Hotel à Abidjan-Plateau. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la composante Emploi du Contrat de désendettement et de développement (C2d) qui bénéficie d’un financement de 1,3 milliard F Cfa  par l’entremise de l’Agence française de développement (Afd). L’objectif visé, selon Jean-Louis Kouadio, administrateur de l’Agence emploi jeunes est de  faire la revue des activités afin de s’assurer du bon déroulement des opérations et de dégager des perspectives à partir des enseignements tirés. «  Nous bénéficions d’un appui et de l’expertise de la France qui soutient l’agence dans sa structuration sur des axes stratégiques et avions pour cela mis en place ensemble un plan d’actions étalé sur trois ans », a précisé l’administrateur de l’Aej.  Et d’expliquer « nous sommes à la phase d’appui à la structuration de l’agence emploi jeunes qui porte sur le développement opérationnel, la gouvernance stratégique, les fonctions supports et l’entrepreneuriat».

Quatre structures françaises ont pris part à ces travaux. Il s’agit de l’Agence française de développement (Afd), Expertise France, Pôle emploi et Initiative France. Qui ont chacune, selon leurs domaines de compétence, apporté les inputs nécessaires pour faire avancer la plateforme mise en place. Virginie Lucas, chef de projet C2d emploi à l’Afd, a fait savoir que l’institution qu’elle représente est prête à travailler à la rénovation de la stratégie de l’Agence emploi jeunes. Quant à Sofia Elomri, chef du département coopération et relations internationales de Pôle emploi, elle a noté que l’intervention de son institution va permettre de « renforcer l’offre de service, le système d’information, l’accompagnement opérationnel de l’Aej, la co-construction avec les parties en présence pour décliner des offres pour les jeunes ». a-t-elle affirmé.

Cette séance de travail, faut-il le préciser, a eu l’appui du gouvernement ivoirien à travers le ministère de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes (Mpjej). Karitia De Medeiros, directrice de cabinet adjointe dudit ministre, qui a participé aux assises, s’est réjoui de cette initiative. « Je suis venu montrer l’importance que le ministre Mamadou Touré accorde à  cet projet issu du deuxième C2d. Et je suis ravi des échanges fructueux qui ont eu lieu et des avancées remarquables. Il en est de même pour les solutions concrètes et innovantes qui sont proposées surtout à l’employabilité des jeunes à travers l’entrepreneuriat ».

EMELINE PEHE. AMANGOUA

Source: Fratmat

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Entrepreneuriat féminin : Renforcement des capacités de 1000 femmes

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Dans un rapport 2016-2017 du Global entrepreneurship Monitor (Gem), il est mentionné que les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % de leurs revenus dans l’éducation, la santé et l’alimentation de leur famille et de leur communauté, contre 30 à 40 % pour les hommes.

Ces actions créent un impact plus important sur le développement économique et social du continent, selon l’étude. Cette performance a incité la Banque africaine de développement (Bad) a affiché son engagement en faveur de l’initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique Dans le cadre  Afrique (Awafa). C’est pourquoi elle s’allie à  Entreprenarium pour renforcer les capacités de 1 000 femmes entrepreneures sur le continent.

Au cours des quatre prochains mois, des sessions de formations sur le développement d’entreprise et la gestion financière seront conduites par Entreprenarium dans cinq pays, en Côte d’Ivoire (Abidjan) et au Gabon (Libreville) pour la première session, qui débutera le 10 décembre 2018, puis au Kenya (Nairobi), en Afrique du Sud (Johannesburg) et en Tunisie (Tunis). Les projets d’entreprise les plus prometteurs pourront bénéficier d’un financement. Il s’agit aussi, dans le même temps, de renforcer le dialogue sur les réformes législatives, politiques et réglementaires nécessaires à même d’encourager l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes.

« Cette initiative répond parfaitement à l’approche holistique d’Awafa pour soutenir l’entrepreneuriat des femmes. En outre, nous ne nous contentons pas de doter les femmes entrepreneures des connaissances et des compétences essentielles dont elles ont besoin pour dynamiser leurs entreprises, nous facilitons aussi leur accès au financement tout en établissant un dialogue avec les gouvernements afin de créer un environnement des affaires qui libère leur capacité entrepreneuriale », a déclaré Vanessa Moungar, directrice du Département genre, femmes et société civile de la Banque africaine de développement.

Malgré le dynamisme de l’entrepreneuriat féminin et du rôle crucial que jouent les femmes chefs d’entreprise dans l’essor économique de l’Afrique, elles restent confrontées à quantité d’obstacles et manquent souvent des compétences requises en matière de gestion d’entreprise pour accéder aux financements.

Kamagaté Issouf

Source: Fratmat

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